2013

Les années post-olympiques ont toujours tendance à être un peu “fades” comparées au niveau proposé par les équipes nationales. Mais cette 20ème édition est tout de même très attrayante. Après des rebondissements ayant vu Montpellier décliner l’invitation pour cause de tournoi qualificatif à la ligue des champions (à laquelle il n’accèderont finalement pas) et les russes de Moscou (Chekhov) renoncer pour cause de faillite, le plateau a fière allure. En effet, en plus des amis de longue date de Chambéry (qui enregistrent le retour des frères Gille, Bertrand et Guillaume, mais qui viendront finalement sans eux car blessés), on note, côté français, la présence du nouveau champion de France, le Paris SG avec sa brochette de stars (Narcisse, Hansen, Dinart, Vori, Abalo etc…) mais également de son dauphin (et surtout futur champion 2014) l’US Dunkerque entrainée par l’ami Pat Cazal. Chez les étrangers, on n’est pas reste car si les espagnols de Saragosse font figure de petit poucet de l’édition, les hongrois de Veszprem et les macédoniens du Vardar Skopje donnent à cette édition des allures de “Final 4 Colonais”.

 

Paris s’impose facilement en finale contre les hongrois de Veszprem sur le score de 33 à 25.
Pour la troisième place c’est Dunkerque qui s’impose face au Vardar Skopje par 28 à 22 et c’est Chambéry qui prend la 5ème place aux dépends de Saragosse (30-24)

Classement
1. PSG; 2. Veszprém; 3. Dunkerque; 4. Vardar Skopje; 5. Chambéry; 6. Saragosse

Meilleur joueur : Mikkel Hansen (PSG)
Meilleur gardien : Vincent Gérard (Dunkerque)
Meilleur jeune : Jeffrey M’Tima (PSG)
Meilleur buteur : Igor Vori (PSG) 18 buts


Les matchs en détail

Jeudi 29 Aout 2013

Paris 43   –  Saragosse 22

Mi-temps 20-10. 2500 spectateurs. Arbitres : MM. Bounouara et Thobie. Sortis pour deux minutes : M’Tima au PSG ; Jozano Jarque à Saragosse. PSG : Sierra et Annonay au but. Hallgrimsson 6, Diaw 1, Garcia 3, Vori 8, Gojun, Gunnarsson 1, Abalo 7, Hansen 4, Narcisse 4, Honrubia 4, Kopljar 3, M’Tima 2, Bojinovic. SARAGOSSE : Gomez et Jimenez Martin au but. Sorli Lahuerta, Egea Alvarez 3, Antonio Marcos, Val Sancho 4, Rial Ricoy 2, Camas Delgado 3, Lozano Jarque 2, Castro Pueyo, Del Valle Navasa 2, Basmalis Gomez, Sanchez Migallon 2, Postigo Redondo 1, Arino Garcia, Perez de Inestrosa 3.
Paris est fort… Le problème, avec eux, enfin le problème pour leurs adversaires, c’est qu’il y en a toujours un pour remplacer, voire mieux, l ’autre… Si ce n’est pas Kopljar, c’est Hallgrimsson, c’est Garcia quand ce n’est pas Hansen, Gunnarsson pour Vori,d’autres encore. Bref, difficile de s’en sortir pour le commun des mortels, on sait pas comment on dit ça quand il s’agit d’une équipe… Et encore, Melic, le nouveau de Velenje ayant cartonné durant la préparation ou encore Csarzar, qu’on a aimé à Chambéry avant qu’il ne fasse un crochet par Veszprem, n’en étaient pas, c’est dire. C’est dire qu’il n’y a pas eu l’ombre d’une once de suspense hier soir lors de l’ouverture d’un EuroTournoi, 20e du nom (ça s’arrose) qui s’annonce majestueux. C’est dire que Paris est fort, plus fort que jamais. Et même si Aragon n’est pas vraiment un mètre (maître) étalon au niveau européen, Paris est fort… Il a suffit, finalement, d’une petite accélération en milieu de première mi-temps (un 7-1 en sept minutes, de 4-3 à 11-4) pour bien montrer que les costauds du tandem Gardent- Perreux n’avaient pas grand-chose à craindre. Rien à craindre finalement. Sans plus que ça forcer leur talent, les Parisiens avaient, dès la pause (20-10) fait, et bien fait, leur travail. Et encore, Gomez, le rude gardien ibère, avait fait lui aussi son boulot (11 arrêts dont un penalty lors des 30 premières minutes). Presque aussi bien que Serra, son vis-à-vis parisien bien qu’Espagnol lui aussi (13 dont 1). Il est vrai que la tâche est plus aisée derrière une défense centrale culminant à 200 centimètres et des brouettes, de belles brouettes (Vori 2,09m, Koplga 2,10m, Gojun 2,03)… Et comme les mobilettes franciliennes, les Honrubia, M’Tima (le fils d’un que les anciens fans du Racing n’ont pas oublié), mais aussi les tout bons que sont Bojinovic, Abalo ou Narcisse n’étaient visiblement pas décidés à jouer les faire valoir, bref, parce que à cause de tout ça, Saragosse ne put faire qu’avec ses moyens. Pas suffisant, loin d’être suffisant. 43-22 pour finir. C’est pas que les jaunes d’Aragon n’ont pas le niveau, loin de là. C’est que Paris est fort. Très fort…

Dunkerque 29   –  Chambéry 25

Mi-temps 15-9. Arbitres : MM. Bounouara et Sami. 3500 spectateurs. DUNKERQUE : Gérard et Gardenat au but. Agfour 1, Lamon 1, Joumel, Nagy 3, Touati 1, Causse, Soudry 7, Nieto, Grocaut, Scattorali, Joli 2, Mokrani 1, Butto 8, Lie-Hansen 5. CHAMBERY : Dumoulin et Diot au but. Marescot, Traore, Buffard 2, Nyokas 1, Blanc 2, Panic 1, B. Gille, Basic 7Feutrier, Marroux 1, Paty 3, Paturel 5, Detrez 3.
Dunkerque, mais… Bon, c’est vrai, succéder à Paris n’est pas chose aisée. On ira même jusqu’à dire que c’est extrêmemnt difficile. Ainsi donc, Dunkerque et Chambéry, les deux autres « Français » de cet EuroTournoi (on a déjà dit que cette 20e édition était hors norme ??) ont un peu et évidemment souffert de la comparaison. Qui n’est pas raison, comme chacun sait, mais qu’on ne peut, malgré tout s’empêcher de faire… Il y avait Dunkerque, estampillé Ligue des champions (avec Baptiste Butto, on va se faire plaisir à l’écrire), privé de Siakam – pas rien quand on sait le talent du garçon bléssé au récent tournoi de Doboj et out pour trois mois. Il y avait aussi Chambéry, triple vainqueur ici, que d’aucuns (les sots !) condamnaient à subir. Forcément, puisque les Savoyards avaient débarqué à Strasbourg sans deux des trois frangins Gille (Benjamin est là), sans aussi Bicanic et N’Guessan, soit, en gros, privé de son armada d’arrières gauches. Pas rien, là, non plus… Au bout du compte, L’USDK, supporté par une poignée de supporters bruyants comme on sait les gens de là-bas (petit air de caranaval au Rhenus) l’a emporté. Bonne chose pour des Nordistes portés par le régional du coin (on dit encore que Baptiste Butto, 8 buts, est adopté) et par Soudry. Par ses jeunes aussi (Blanc 2 et Paturel 5). Mais la défaite des Chambériens (qu’il est beau ce Basic-là, 7 buts au total), dont on sait la culture du collectif, est paradoxalement toute belle. Au moins porteuse d’espoir. Les uns ont gagné en raison, surtout, de 40 bonnes premières minutes (15-9 à la pause, 22-14), les autres ont perdu. Mais pas tout, surtout pas l’estime de ceux qui, habitués de l’ET, sont aussi devenus des familiers de Chambéry. On attend, les uns comme les autres, de vite les revoir. Aujourd’hui pour Chambé, demain pour Dunkerque. Face au même Veszprem.


Vendredi 30 Aout 2013

Skopje 35   –  Saragosse 24

Mi-temps 14-10. 2000 spectateurs. Arbitres : MM. K. et R. Gasmi. Sortis pour deux minutes : Rakovic, Karacic et Abutovic à Skopje ; Sanchez Migallon à Aragon. SKOPJE : Milic et Canevski au but. Stilov, Toskic 3, Rakovic 2, Petric 5, Markovic, Karacic 4, Dushebaev 5, Abutovic, Lazarov 4, Ratsvortsev 2, Dibirov 4, Brumen 3, Chipurin 3. ARAGON : Gomez Lite et Jimenez Martin au but. Sorli Lahuerta, Egea Alvarez 2, Val Sancho 1, Rial Ricoy 1, Camas Delgado 2, Lozano Jarque 3, Castro Pueyo 2, Del Valle Navasa 3, Basmalis Gomez, Carton Llorente 3, Sanchez Migallon 2, Postigo Redondo 1, Arino Garcia, Pedrez de Inestrosa 4.
Skopje au petit trot. On ne sait pas s’ils avaient déjà la tête au match qu’ils livreront, ce soir (20h), face à Paris. Voire, carrément, à la Ligue des Champions. Toujours est-il que les Macédoniens de Skopje ont servi, hier devant les Espagnols de Saragosse, un service minimum. Utilisant certains de leurs cadres avec parcimonie, histoire, sans doute, de ne pas en montrer trop à Philippe Gardent et aux joueurs du PSG, futurs adversaires à l’ET donc, mais aussi en Ligue des Champions. Le temps, cependant, pour Dushebaev (Alex), Lazarov, Dibirov ou Chipurin de montrer ce dont ils sont capables. Beaucoup… En face, le BM Aragon a fait avec les moyens du bord dont on sait qu’ils ont été largement restreints durant l’intersaison, crise oblige. Mais Lozano (38 ans quand même !), Del Valle Navasa, un petit gaucher (190cm quand même) intéressant ou encore Perez de Inestrosa ont plutôt bien fait avec ces moyens-là. Au moins durant 50 minutes (29-24). Même si, au bout du compte, abnégation et courage n’ont pas suffi. 14-10 à la pause, 23-17 à la 45e : jamais les ex- Moscovites du Vardar (il était écrit que Chipurin, Dibirov ou Rastvortsev disputeraient de 20e EuroTournoi) et leurs petits camarades ne furent vraiment sous la menace, eux qui s’offrirent un petit feu d’artifice en toute fin de match (29-22 à la 53e, 29-24 à la 56e, mais 35-24 pour finir). Reste qu’on attend un peu mieux, dès ce soir, d’une équipe dont il se murmure qu’elle pourrait en surprendre plus d’un, cette saison, en Ligue des Champions…

Veszprem 34   –  Chambéry 27

Mi-temps 19-15. 2500 spectateurs. Sortis pour deux minutes : Schuch, Jamali, Ugalde Garcia, Rodiguez Vaquero (trois fois), Terzic et Sulic (deux fois) à Veszprem ; Nyokas, Tritta, Blanc, Basic (carton rouge à la 38e), Paty à Chambéry. VESZPREM : Fazekas et Alilovic au but. Gulyas 5, G. Ivancsik 3, Schch 1, T. Ivancsik 6, Ilic 5, Jamali 3, Mousavi 2, Ugalde Garcia 5, Rodriguez Vaquero 1, Terzic 2, Sulic 1. CHAMBERY : Dumoulin et Diot au but. Marescot, Traore 3, Nyokas 4, Tritta 2, Blanc 1, Panic 2, O. Marroux 2, Basic, Feutrier, G. Marroux, Paty 11, Paturel 2, Detrez.
Veszprem dans la douleur. On les avait quittés, 24 heures plus tôt, battus, mais pas abattus. Il est vrai que, face à Dunkerque, les Chambériens avaient cédé parce que amoindris (on le redit, N’Guessan, Bicanic et deux des trois frangins Gille, Bertrand et Guillaume en l’occurrence, relèvent de blessure), parce que, aussi, certains cadres n’avaient pas plus assuré que ça. On les a retrouvés, hier soir, brillants comme ceux de leurs prédécesseurs trois fois vainqueurs du tournoi (1999, 2001 et 2003), repartis de Strasbourg le trophée bien en vue à l’avant du bus. Alors c’est vrai, ils ont fini par céder, ces vaillants Savoyardslà, face à une équipe de Veszprem faisant partie des puissants d’Europe. Mais qu’ils ont été beaux, à en faire frémir de plaisir le Rhenus. Impeccables en première période dans le sillage d’un Paty stratosphérique (11/12) et d’un Dumoulin retrouvé, boostés aussi par une jeune garde sans peur et au bout du compte sans reproche, les joueurs de Mario Cavalli ont malmené les géants hongrois (3-2, 7-7, 11-11 à la 20e), se permettant le luxe, parce que c’en est un, de mener de six buts (17-11 à la 26e) avant que Ugalde Garcia et les siens ne rectifient le tir (19-15 à la pause). Avant, aussi, de céder pour cause de banc moindre (les absents cités plus Benjamin Gille, touché la veille…), parce que, également, privés de Basic, expulsé dès la 38e minute. C’est peu dire que le public, forcément chambérien sur ce coup-là, a peu apprécié la décision (et pas que celle-là d’ailleurs) de MM. Bounouara et Thobie. Sans leur maître à jouer, les élèves de Mario Cavalli (l’équipe ayant bouclé le match devait afficher une moyenne d’âge de 20 ans et quelques allumètes) se firent rejoindre à 22-22 (38e). Ils firent de la résistance ensuite (26-25 à la 47e), insistèrent un moment encore (27-28 à la 52e) avant de finalement rendre les armes27-31 à la 55e, 27-34 au final). Perdu. Mais que c’est beau des joueurs qui, bien que battus, sortent du terrain la tête haute !


Samedi 31 Aout 2013

Skopje 26   –  Paris 37

Mi-temps 18-13. 4500 spectateurs. Arbitres : MM. Bounouara et Sami. Sortis pour deux minutes : Csazar (deux fois), Diaw (deux fois), Vori et Gojun à Paris ; Rastvortsev et Dibirov à Skopje. PARIS : Sierra et Annonay au but. Melic 4, Csazar 3, Diaw 1, Garcia 1, Vori 6, Gojun 1, Gunnarsson 1, Abalo, M.Hansen 6, Narcisse 3, Honrubia 1, Kopljar 4, M’Tima 6. SKOPJE : Malumbres et Milic au but. M. Stoilov, S. Stoilov 1, Pribak, Dragas, Toskic 2, Rakovic, Petric, Markovic, Karacic 5, Dushebaev 2, Abutovic 1, Lazarov, Rastvortsev 4, Dibirov 5, Brumen 6, Chipurin.
C’est Paris qui régale. « Ché como qui faut qua fuche, pis ché toute ! » comme ils disent là-bas, en Picardie, du côté de Cayeux-sur-mer. Ce qui, en gros, veut dire que ça devait être comme ça, point à la ligne. Ainsi donc Paris est en finale de l’ET parce que c’était écrit et y affrontera, en cette fin d’après-midi, Veszprem. L’affiche dont beaucoup rêvaient, troisième confrontation entre les deux formations en cette avantsaison, le PSG ayant perdu les deux premières. Paris a tenu son rang et, si ce n’est pas forcément une surprise, ce n’était pas non plus joué d’avance. Ne serait-ce que parce que Skopje, nouveau riche d’Europe, n’a rien d’un simple faire-valoir. Mais que faire face à un tel groupe qui peut se permettre de se passer de Bojinovic ou Hallgrimsson (laissés au repos), d’Abalo, qui ne quitta pas le banc malgré la demande du public, ou Honrubia, qui ne joua qu’une vingtaine de minutes ? Que faire… Les Macédoniens ont bien essayé et quelques fois trouvé des solutions grâce notamment à Dushebaev et Rastvortsev (11-8, 13-12 à la 34e). Insuffisant… Insuffisant parce que Melic (belle trouvaille), Hansen, Narcisse, Vori ou encore M’Tima, auteur d’un impeccable 6/6. Insuffisant parce que Paris est fort, trop fort. Parce que Philippe Gardent et Thierry Perreux sont parvenus, sans doute plus rapidement que prévu, de faire de cette pléiade de grands joueurs une vraie et belle équipe de handball. Paris – Veszprem : vivement ce soir, on s’en pourlèche les babines d’avance.

 

Veszprem 27   –  Dunkerque 20

Mi-temps 12-12. 4000 spectateurs ; Arbitres : Mmes C. et J. Bonaventura. Sortis pour deux minutes : Lamon, Agfour (deux fois), Joli et Mokrani à Dunkerque ; G. Ivancsik, Terzic et Sulic à Veszprem. DUNKERQUE : Gérard et Gardenat au but. Agfour, Lamon, Joumel, Nagy 2, Touati 2, Causse, Soudry 3, Nieto, Scattolari, Joli 3, Mokrani 3, Butto 3, L.Hansen 4. VESZPREM : Fazekas et Alilovic au but. Gulyas 1, G. Ivancsik 1, Schuch 1, T. Ivancsik 6, Ilic 1, Jamali 5, Mousavi, Ugalde Garcia 4, Rodriguez Vaquero 2, Terzic 4, Sulic 2.
La loi du plus fort. Si vous vouliez savoir ce que défendre veut vraiment dire, il fallait y être. Ne rien rater, au moins la première période, de la rencontre ayant opposé hier Dunkerque à Veszprem, première demi-finale de l’ET. Deux buts de champs en dix minutes, seuls les penalties accordés aux Hongrois avaient permis à ceux-là de faire la course en tête (1-3). Malgré un Vincent Gérard (on dit qu’il est un peu Alsacien, lui qui séjourna au lycée Kléber du temps de sa sport-études ?) exceptionnel dans ses buts (9 arrêts dont 1 pen avant la pause). Bougés la veille par Chambéry, les Magyards ont ainsi été bousculés hier par Baptiste Butto et les siens. Du moins tant que les Nordistes le purent, la puissance de feu de Veszprem ayant, une fois encore, fait la différence en fin de rencontre. La puissance de feu, mais aussi le banc, le talent encore. Parce que cette équipe, que l’on retrouvera donc en finale de ce 20e EuroTournoi aujourd’hui sur les coups de 17h, n’en manque pas, de talent. Les Dunkerquois non plus d’ailleurs, ni de courage, eux qui firent impression durant près de trois-quarts d’heure avant de petit à petit lâcher prise. S’appuyant, on l’a écrit, sur une grosse défense et un Gérard égal à lui-même, c’est-à-dire excellent, l’USDK pouvait ainsi y croire à la pause (12-12). Et un peu plus longtemps encore. Mais voilà, Veszprem n’est pas un prétendant à un succès en Ligue des Champions pour rien. Et les Hongrois allaient le montrer en deuxième période. 15-18 à la 45e, ça restait jouable. Mais quelques ratés (faut dire aussi qu’Alilovic, le gardien d’en face, n’est pas le premier venu) et une paire de ballons lâchés plus tard, Veszprem avait pris le large (15-21 à la 50e, 18-25 à la 55e, 20-27 pour finir). Sans avoir grand-chose à se reprocher, Pat Cazal, qui fit tourner son effectif en fin de match, et ses joueurs avaient du se rendre à l’évidence…


Dimanche 1er Septembre 2013

Finale

PSG 33   –  VESZPRÉM 25

Rhenus Sport. 5327 spectateurs. Mi-temps: 19-15. Arbitres: Mmes C. et J. Bonaventura. PSG: Sierra (1-30e, 4 arrêts) et Annonay (31e-60e, 11 arrêts) au but. Melic 2/2 dont 1/1 pen., Hallgrimsson 2/3, Csaszar 0/1, Diaw, Garcia 0/2, Vori 3/5, Gojun 0/1, Gunnarsson 1/1, Abalo 3/5, Hansen 8/11, Narcisse 4/7, Kopljar 1/3, M’Tima 7/7, Bojinovic 1/1. Entraîneur: Philippe Gardent. VESZPREM: Alilovic (1-30e, 6 arrêts) et Fazekas (31e-60e, 6 arrêts) au but. Gulyas 2/3, Schuch, G. Ivancsik 2/3, Ilic 3/6, T. Ivancsik 2/3, L. Nagy 3/7, Jamali 6/9, Mousavi, Ugalde 0/3, Sulic 4/5, Rodriguez 3/5, Terzic 0/4. Entraîneur: Antonio Carlos Ortega.
C’est la victoire que tout le public alsacien attendait. Les 5 327 spectateurs qui avaient bruyamment investi le Rhenus hier n’avaient d’yeux que pour les stars parisiennes, Daniel Narcisse, Luc Abalo ou Mikkel Hansen. Une victoire en forme d’exploit pour Abalo Ils n’ont pas été déçus tant le PSG amaîtrisé sa troisième confrontation de l’été face aux Hongrois de Veszprém, dans une finale de l’EuroTournoi au parfum de Final Four de la Ligue des champions. Le duel entre deux desmeilleures équipes d’Europe a tenu toutes ses promesses. Et c’est cette fois Paris, après deux défaites contre le géant hongrois, qui est sorti vainqueur, avec la manière. «C’est une grosse victoire », appréciait après la rencontre Philippe Gardent, désormais recordman du nombre de succès à l’ET, après ceux à la tête de Chambéry (1999, 2001 et 2003). Le coach parisien ne voulait pas entendre parler de “Dream Team” à propos de son équipe. «Il faut rester calme, comme il faudra le rester le jour où nous perdrons un match.» Un appel à lamodération appliqué à la lettre par ses joueurs. Daniel Narcisse, le capitaine, s’il a bien évidemment savouré à sa juste valeur ce match référence, rappelait que le chemin est encore long. « Nous avons construit une équipe capable d’atteindre tous nos objectifs et jouer sur tous les tableaux, soulignait le demi- centre. Il y a beaucoup d’attentes autour de nous. Les joueurs le savent. Mais il ne faut pas s’enflammer. On doit encore travailler ensemble et faire évoluer notre jeu.» L’impression laissée après cette finale de l’EuroTournoi pousse néanmoins à croire que le PSG peut aller très loin cette saison en Ligue des champions. Son talent offensif est incroyable, autour d’Hansen, Narcisse et Abalo (pour ne citer qu’eux). Et ses “remplaçants” feraient le bonheur de n’importe quelle équipe européenne. Le jeune ailier gauche Jeffrey M’Tima en est le parfait exemple. Le Schilikois de naissance a signé un sans-faute hier contre Veszprém (7 sur 7 au tir), pour être logiquement élu meilleur jeune de l’ET. Après une première période où les coéquipiers de Laszlo Nagy ont longtemps posé des problèmes aux Parisiens (5-5 à la 10e, 10-12 à la 18e, 15-15 à la 27e), il a suffi d’une accélération pour “déposer” le champion de Hongrie (19-15 à la pause). «Nous sommes déjà prêts» La supériorité du PSG s’est encore davantage illustrée en seconde période, quand Mikkel Hansen a rappelé pourquoi il avait été couronné meilleur joueur du monde en 2011 (21- 16 à la 35e, 31-20 à la 51e). Luc Abalo voulait croire que ce succès relevait de «l’exploit». «On sait que c’est une équipe normalement meilleure que nous, assurait l’ailier droit. Ses joueurs évoluent ensemble depuis plus longtemps que nous. On sait que l’on doit battre ces équipes-là pour arriver au Final Four et cela nous donne de la confiance.» Paris joue, et c’est compréhensible, la carte de l’humilité. Mais il a bien trop de talent pour faire croire qu’il a plusieurs longueurs de retard sur ses principaux concurrents, Kiel, Veszprém ou le Barça. «Nous avons encore une bonne marge de progression, soulignait Philippe Gardent. Mais je pense que dans l’ensemble, nous sommes déjà prêts.» Et ce PSG-là fait déjà peur à toute l’Europe du handball…
SIMON GIOVANNINI

 

Match 3-4

DUNKERQUE 28   –  VARDAR SKOPJE 22

Mi-temps: 15-14. Arbitres: MM. S. Bounouara et K. Sami. Q DUNKERQUE: Gérard (14 arrêts), Gardenat (2 arrêts) et Annotel au but. Afgour 5/5, Lamon 0/1, Joumel, K. Nagy 4/6, Touati, Caussé 2/2, Soudry 4/8, Nieto, Scattolari 1/1, Joli 4/5 dont 2/3 pen., Mokrani 4/6, E. Hansen 4/11. Entraîneur: Patrick Cazal. Q VARDAR SKOPJE: Milic (5 arrêts) et Malumbres (5 arrêts) au but. M. Stoilov, S. Stoilov, Nedanovski, Pribak 1/1, Toskic 1/3, Petric 2/4, Jovchevski, Markovic 1/1, Karacic 4/7, Dujshebaev, Abutovic, F. Lazarov, Rastvortsev 2/8, Dibirov 5/9 dont 2/2 pen., Brumen 4/7, Chipurin 2/2. Entraîneur: Zoran Kastratovic.
Déjà séduisant contre Veszprémsamedi, Dunkerque amontré hier, malgré les absents (dont l’ancien Sélestadien Baptiste Butto), l’étendue de ses capacités en dominant nettement le Vardar Skopje pour monter sur le podiumde l’ET (28-22). «Je suis vraiment satisfait du travail effectué par le groupe durant ce tournoi, souffle Patrick Cazal. Nous sommesmontés en puissance.» Une victoire significative contre un adversaire référencé,mais que le coach nordiste ne veut plus considérer comme du bonus. «On n’a pas envie de semettre dans la position d’un petit. Nous voulons nous hisser le plus haut possible, peu importe qui nous avons en face de nous.»

 

Match 5-6

CHAMBÉRY 30   –  SARAGOSSE 24

Mi-temps: 14-14. Arbitres: MM. K. et R. Gasmi. Q CHAMBERY: Dumoulin (1 arrêt) et Diot (11 arrêts) au but. Marescot 2/2, Traoré 1/1, Tritta 3/6, Nyokas, Blanc 3/6, Panic 4/6, Ben. Gille 2/2, Basic 2/7, Feutrier, O. Marroux 3/3, G. Marroux 1/2, Paty 4/7, Paturel 1/1, Detrez 4/6. Entraîneur: Mario Cavalli. Q SARAGOSSE: Gomez (8 arrêts) et Jimenez (2 arrêts) au but. Sorli 4/4, Egea, Sanchez 0/2, Val 4/6, Rial 0/3, Camas, Lozano 8/10 dont 1/1 pen., Castro 0/1, Del Valle 2/5, Basmalis 0/2, Carton 2/2 dont 1/1 pen., Postigo 2/3, Arino 0/2, Perez 2/7. Entraîneur: Mariano Ortega.
Chambéry,malgré ses nombreux blessés, a pris lemeilleur en fin dematch sur les jeunes Espagnols de Saragosse (30-24). «On s’estmis au niveau de l’adversaire et Saragosse n’est pas une grande équipe. La qualité de jeu n’était pas là,mais on termine l’EuroTournoi sur une note positive», apprécie tout de mêmeMario Cavalli, l’entraîneur savoyard.

DEUX PAS EN AVANT…
…un pas en arrière, l’organisation de cette 20ème édition de l’EuroTournoi a tout d’un dance floor…une mise en place rock’n roll pour une valse des clubs. Dans le contexte du handball européen un peu perturbé et très changeant, la hiérarchie sportive se bouscule sur le terrain et sur le tapis vert. Dans ce contexte, l’EuroTournoi peut s’enorgueillir de présenter, une fois encore, un plateau sportif de tout premier plan. Six équipes, toutes qualifiées pour les prochaines compétitions européennes assureront le spectacle pour ce tournoi, grand rendez-vous et événement sportif de la rentrée en Alsace. Les meilleurs joueurs du monde défendront les couleurs de leur club dans une compétition qui a toujours su préserver et encourager le lien entre un sport, son élite et ses passionnés. Grâce à l’engagement clair de la ville de Strasbourg, de sa communauté urbaine, et de la région Alsace, grâce au soutien de nombreux et fidèles partenaires privés, grâce au travail et à l’implication des bénévoles venus de toute l’Alsace, l’ancrage de l’EuroTournoi dans cette terre de handball ne se dément pas. Ne boudons pas notre plaisir, rendez vous nous est donné du 29 août au 1er septembre dans un Rhenus sport vibrant avec passion à la rencontre du grand public et du sport de haut niveau.
C.C

(Edito de l’EuroMag N°70 du jeudi 30 Aout 2013 par Christian Carl)