2017

Après le “festin olympique” de 2016, l’édition 2017, de retour à la version club, est, comme un repas de lendemain de fête, un peu plus “light”. Le Paris SG n’étant pas de la partie, ce sont les “amis de toujours”, Chambéry et Montpellier qui assurent la partie française du tableau. Côté étrangers on retrouve certains habitués comme Moscou (cinquième participation), Zagreb (2ème participation) et La Rioja (3ème participation) aux côtés des petits nouveaux norvégiens d’Everum avec une équipe très jeune (10 joueurs de moins de 24 ans). A noter la présence au sein de l’équipe de Zagreb de la légende croate, le pivot Igor Vori (37 ans) qui participe à son septième ET sous les couleurs de quatre clubs différents, Zagreb (2007 et 2017), Paris SG (2013, 2014 et 2015), Hambourg (2009) et Conversano (2002).

  • L’affiche ne comporte aucun joueur connu…
  • Retrouvez les détails des matchs et des résultats dans les archives de l’EuroMag et dans la revue de presse ci-dessous

 

Dans une poule A ultra disputée (2 victoires d’un but et un match nul) ce sont les surprenants jeunes norvégiens d’Elverum qui se hissent en finale contre Montpellier qui a eu nettement moins de mal à dominer ses adversaires. Malgré une belle résistance, les scandinaves baissent pavillon contre la bien plus expérimentée équipe de Montpellier (30 à 25) qui remporte là son quatrième EuroTournoi.
Chambéry assure la troisième place face à Moscou (25-22) et La Rioja écrase une équipe de Zagreb sans doute encore en rodage… (33-24).

Classement
1. Montpellier – 2. Elverum – 3. Chambéry – 4. Moscou – 5. La Rioja – 6. Zagreb

Meilleur joueur Michaël Guigou (ailier gauche, Montpellier)
Meilleur gardien Vincent Gérard (Montpellier)
Meilleur buteur Dmitrii Santalov (arrière gauche, Moscou) 20 buts


Les matchs en détail

Jeudi 24 Aout 2017

CHAMBERY 25  –  ZAGREB 24

Rhenus Sport. Mitemps : 1111. 3 152 spectateurs. Arbitres : MM. T. Dentz et Reibel. CHAMBÉRY : Genty (9 arrêts, 0/1 au tir) et Meyer au but. Traoré 1/1, Tritta 1/3, Chazallet, E. Dentz, B. Gille, Obranovic 3/3, Briffe 4/7, Paturel 5/5, Q. Minel 2/7, Malfondet 3/4 dont 2/3 pen., Melic 4/7 dont 0/1 pen., Mindegia 1/2, Bannour 1/3 dont 1/2 pen. ZAGREB : Skok (5 arrêts dont 1 pen.) et Kastelic (9 arrêts dont 2 pen.) au but. Eres 1/1 pen., Kontrec 0/4, Vori 1/1, Markovic 3/4, Horvat 3/4 dont 2/2 pen., Susnja 1/2, J. Valcic 1/2, T. Valcic, Mandalinic 1/5, Miklavic, Ravnic 2/2, Hrstic 2/2, Jovic, Vuglac 2/8, Bicanic 6/6, Pavlovic 1/2.
CHAMBERY AU MERITE. C’est un Chambéry –Zagreb qui a ouvert cet EuroTournoi 2017. L’occasion pour les Chambériens de se jauger face au champion de Croatie. Force est de constater que les joueurs de Ivica Obrvan ont eu du mal à entrer dans le match. Entre approximations, pertes de balles et des tirs supposés faciles ratés côté Savoyard, le premier quart d’heure est croate. Hrstic, Vori, Ravnic ou Horvat permettent à Zagreb de prendre le large (03, 3e’ puis 26, 9e’ et 47, 14e). Comme Skok est vigilant dans les buts, le match est mal embarqué pour Benjamin Gille et ses coéquipiers : « On a un gros retard à l’allumage, avec trop de balles perdues. » Romain Briffe, deuxième marqueur de Chambéry (4/7) abonde dans son sens : « Le début a été difficile. On a eu du mal à trouver nos repères, on perd des balles et on rate des shoots faciles. » Comme souvent en handball le salut passe par la défense. C’est le cas pour Chambéry. « On défend beaucoup mieux et c’est ce qui nous remet dans le match » analyse Romain Briffe. Les Croates peinent en attaque, Yann Genty sort les arrêts qu’il faut et Mindegia égalise à la 21e (88). Chambéry prend même pour la première fois l’avantage à deux minutes de la mitemps (109). Ce qui déclenche la colère du coach croate qui passe un impressionnant savon à Kontrec sur le banc de touche. À 1111 à la pause, les Savoyards peuvent s’estimer heureux. « Match nul à la mitemps, on s’en sort bien au vu de notre début de match » admet Benjamin Gille « mais on savait qu’en jouant à notre vrai niveau , on serait devant. » La leçon est retenue puisque l’entame de seconde période ne ressemble en rien à la première. Bicanic a beau se rappeler au souvenir de ses anciens coéquipiers avec un joli 6/6 en deuxième mitemps, Chambéry prend l’ascendant. Melic marque le +5, avantage maximal en faveur de Chambéry à dix minutes du terme (2318). Un avantage pourtant loin d’être rédhibitoire. Outre Bicanic, Markovic marque et Kastlic avec 9 arrêts dont deux 7 mètres ramènent Zagreb à une longueur (2423, 57e’). Romain Briffe profite d’une passe lumineuse de Minel pour marquer un kungfu ‘’narcissien’’ et redonner un peu d’air aux coéquipiers de Julien Meyer, Yann Genty effectue son dernier arrêt à 50 secondes du terme et malgré un dernier but de Vuglac Chambéry s’impose, 2524. « On les tient bien malgré quelques passages à vide » reconnaît Benjamin Gille « On n’arrive plus à marquer, heureusement que ce kungfu nous permet de tenir et de gagner finalement. Somme toute une bonne entame d’EuroTournoi. » Place samedi à Elverum pour viser une place en finale. Romain Briffe et ses coéquipiers attendent les Norvégiens : « On va essayer de rester dans le rythme et d’aborder le match le plus sérieusement possible. »
Eric SEYLLER

 

MONTPELLIER 39  –  MOSCOU 24

Rhenus Sport. Mi-temps : 19-12. 3 152 spectateurs. Arbitres : MM. Carmaux et Mursch. MONTPELLIER : Gérard (10 arrêts dont 1 pen.), Portner (3 arrêts dont 1 pen.) et Savonne au but. Caussé 4/4, Truchanovicius 5/9, Toumi 1/1, Guigou 2/3, Richardson 8/10, Kavticnik 2/2 pen., Bonnefond 3/4, Faustin 4/7 dont 2/2 pen., Fabregas 1/1, Bingo 3/5, Afgour 5/8, Soussi 1/1. MOSCOU : Pavlenko (5 arrêts), Grushko (2 arrêts) et Stelmakh (4 arrêts) au but. Bolotin, Santalov 5/11, Dzemin, Kornev 6/7, K. Kotov 4/7 dont 1/2 pen., Andreev 3/4, Sharkov 1/1, Kuretkov 1/2, A. Kotov 0/3, Ostashchenko 1/2, Karlov 1/4 dont 1/2 pen., Vasilev 1/3, Furstev 1/1, Prokopyev.
MONTPELLIER EN BALLADE. Souverain, le Montpellier HB s’est facilement imposé face aux Russe du Medvedi Tchekhov de Moscou. Même avec deux tauliers dans les travées avec Valentin Porte et Diego Simonet touchés, les hommes de Patrice Canayer ont offert un vrai feu d’artifice offensif à un Rhenus déjà conquis. Pourtant l’inquiétude a été de mise pendant 5 minutes. Le temps pour que les Santalov, Andreev et consort se baladent un peu en attaque pendant que l’escouade offensive du MHB avait un peu oublié de mettre le starter. Passé ce 51 un peu coupable, les Héraultais vont mettre la machine en route avec de suite un Melvyn Richardson en pleine lumière. Venu pour remplacer un certain Jure Dolenec sur la base arrière et un peu orphelin de l’absence de Valentin Porte et de la remise en route de Vid Kavticnik, le fils de… va apporter toute sa vista, sa précision et son talent pour aider avec Michael Guigou a remettre tout cela en ordre avec un 12 – 2 infligé en un petit quart d’heure qui faisait largement oublier le début de match hésitant. Si Moscou va quand même endiguer la déferlante, cela ne sera pas vraiment suffisant pour réapparaître dans cette rencontre. Même si Dimitry Kornev sur son aile droite et Kiril Kotov au centre de la base arrière, vont parfois montrer de jolies choses, le plus clinquant, le plus cinglant et le plus efficace venait clairement du côté du MHB. Outre le show Richardson junior qui va finir sur un superbe 8/10, on voyait un Jean Loup Faustin reluisant à la mène, un Baptiste Bonnefond percutant en diable et un Vincent Gérard par moment diabolique dans les buts. Mais on voyait aussi tout l’apport d’un Benjamin Afgour qui permettait vraiment à Ludovic Fabregas de souffler. L’ex pivot dunkerquois montrait que son intégration dans le jeu du MHB était en très bonne voie que ce soit en attaque ou en défense. Tout cela, plus les tauliers de la maison Montpellier, transformait le match en démonstration sur le dernier quart d’heure avec un 39 – 25 final qui faisait quand même assez mal au mental russe. Ce dernier quart d’heure sera aussi le temps pour Vid Katvicnik de refouler les terrains pour la première fois depuis sa blessure au genou pendant le Mondial de janvier dernier et pour signer un impeccable 2/2 au 7 mètres. Ce +15 offre un bel espace pour atteindre la grande finale de dimanche. Mais tout cela ne pourra se faire qu’à la condition de dominer ou à minima partager les points face aux Espagnols du Nature House la Rioja, ce qui ne devrait pas être aussi simple… On en saura un peu plus à l’issue du premier match de la journée face à Moscou dont on attend une saine réaction.
François DASRIAUX

 


Vendredi 25 Aout 2017

MOSCOU 32   –  LA RIOJA 28

Rhenus Sport. Mi-temps : 18-16. 2 822 spectateurs. Arbitres : MM. Dentz et Reibel. MOSCOU : Pavlenko (11 arrêts), Stelmakh (1 arrêt sur pen.) et Grushko au but. Bolotin, Santalov 9/12, Dzemin, Kornev 1/2, K. Kotov 3/5, Andreev 2/2, Sharkov, Kuretkov 6/8 dont 4/4 pen., A. Kotov 3/6, Ostashchenko 0/1, Karlov 4/5, Vasilev 4/4, Furstev 0/1, Prokopyev. LA RIOJA : Aguinagalde (2 arrêts) et Krupa (3 arrêts) au but. Sanchez-Migallon 3/5 dont 1/1 pen., Montoro 2/4, Kusan 1/2, Castro 3/6 dont 1/1 pen., Munoz 2/4 dont 1/1 pen., Chiuffa 7/10 dont 1/2 pen., Garabaya, Kukic, Paredes 0/1, Del Arco 3/4, Fernandez 6/9 dont 2/3 pen., Caballero, Garciandia 1/2.
Après leur déroute de la veille face à Montpellier (25-39) les joueurs de Moscou avaient à coeur de montrer un tout autre niveau que celui présenté la veille. Adversaires du jour, les Espagnols entraient dans le tournoi et force est de dire que ces débuts furent ratés. Les Russes prennent d’entrée les devants, même si Garciandia ouvre la marque pour Logroño, Kotov, Kuretkov et Santalov créent le premier écart (42, 7e’ puis 95, 13e’). La défense espagnole est dépassée par le jeu russe et à l’autre bout du terrain Pavlenko est souvent décisif dans son but . L’écart maximal est atteint à la 52e’ par Kuretkov (15-8, puis 18-11 à la 56e’). Mais subitement la machine russe s’enraye. Logroño est bien plus agressif et vif en défense empêchant les Moscovites de créer le moindre enchaînement. Panique à bord, côté russe et Logroño aligne 5 buts par Chiuffa et FernandezPerez pour atteindre la pause avec un débours de 2 buts seulement. (18-16). On espère que le suspense sera au rendez-vous de la deuxième période. Las, les Espagnols retombent très vite dans leurs travers. Santalov et Valisev sur des passes décisives de Kotov redonnent quatre longueurs d’avance à Moscou (21-17, 34e’). Les Ibères répliquent sur des penalties provoqués par le vétéran Garabaya et transformés par Castro ou Fernandez-Perez, mais Pavlenko fait les arrêts qu’il faut au bon moment. Logroño ne parvient pas à revenir et voit même l’écart se creuser encore (27-21, 50e’). Il suffit désormais aux joueurs de Vladimir Maximov de gérer. Les Espagnols reviennent au mieux à 3 longueurs (26-29, 58e’), mais l’affaire était pliée depuis longtemps. Le résultat fait l’affaire de Montpellier qui sauf cataclysme ce soir contre Logroño devrait jouer la finale demain.
Eric SEYLLER

 

ELVERUM 28   –  ZAGREB 28

Rhenus Sport. Mitemps : 1415. 2 822 spectateurs. Arbitres : MM. Bounouara et Sami. ELVERUM : Nergaard (11 arrêts), Bakken Oien et Kehri Imsgard au but. Linderud, Thorsteinsson, Orri Jonsson 2/2, Borresen 1/1, Mehl 3/5, Lindboe 7/10 dont 4/4 pen., Krag Orsted 2/4, Burud 0/1, Brattvold Ekren 3/5, Poklar 2/5, Fredriken, 2/4 , Hanisch 0/1, Guliksen 6/9. ZAGREB : Jovic (6 arrêts), Skok (4 arrêts) et Kastelic au but. Eres 1/2, Kontrec, Vori 1/3, Markovic 6/6 dont 3/3 pen., Horvat 6/7 dont 5/5 pen., Susnja, J. Valcic, T. Valcic, Mandalinic 8/14, Ravnic, Hrstic, Vuglac 3/8, Bicanic 1/3, Pavlovic 2/4.
UN VENT DE FRAÎCHEUR VENU DU NORD. Clairement, on savait que les Norvégiens de l’Elverum avaient de quoi offrir du spectacle au spectateurs du Rhenus. Mais on se disait qu’avec sa brochette de joueurs confirmés et de talent, Zagreb devait pouvoir s’offrir le scalp des hommes venus du Nord. Il n’en a rien été et tout a même viré un peu au cauchemar pour le RK Zagreb. Mais en loupant sur le gong la balle de match par Igor Vori tout seul face au gardien Morten Nergaard. En perdant Damir Bicanic victime d’une fracture ouverte du pouce alors que la veille c’est son arrière droit David Miklavic qui avait été victime d’un luxation de l’épaule. Zagreb a vécu une soirée bien noire pendant que la jeunesse d’Elverum offrait au Rhenus une sacrée cure de jouvence et de fraîcheur. Avec un trio de pivot largement au-dessus des 2 mètres voire des 2 mètres 10, avec une base arrière, elle pas forcément de gros tonnage mais où tout le monde est capable de prendre le moindre espace et surtout de jouer et faire faire les autres. Avec un André Lindboe toujours aussi fringuant sur son aile gauche malgré les années qui passent, Elverum a fait plus que douter Zagreb au point de s’offrir une chance de relier la grande finale de dimanche. Bon prou cela il va falloir encaisser les 60 minutes de combat face aux Croates et remettre le couvert ce soir face à Chambéry qui lui est resté dans les tribunes observer ce qui fait les forces et les faiblesses du groupe du malin Michael Appelgren. Une nouvelle performance du champion de Norvège serait encore une belle surprise ! Mais c’est tout à fait envisageable. A l’arrière garde chambérienne de trouver la parade pour contrer le trio de skycrapers en pivot mais en même temps de pouvoir contrer cette base arrière très joueuse collectivement. Bref un joli petit défi pour les Savoyards et Zagreb pourra sans doute leur donner des conseils sur ce qu’il ne faut pas faire… Les champions de Croatie ont un peu pris le match par le mauvais bout. Voulant tout trop vite et sans discernement, butant régulièrement sur un Morten Nergaard plus que solide, Zagreb a fait le match parfait pour permettre à Elverum de parfaitement s’installer dans le tournoi et d’aller défier le CSH dans le clou du spectacle ce soir.
François DASRIAUX

 


Samedi 26 Aout 2017

MONTPELLIER 34  –  LA RIOJA 29

Rhenus Sport. Mitemps : 1713. 3 624 spectateurs. Arbitres : MM. Bounouara et Sami. MONTPELLIER : Portner (11 arrêts), Gérard et Savonne au but. Caussé 3/3, Truchanovicius 3/4, Toumi, Guigou 6/8 dont 4/4 pen., Richardson 4/6, Kavticnik 2/2 dont 1/1 pen., Bonnefond 0/4, Faustin 6/6, Fabregas 6/7, Bingo 1/2, Afgour 3/4, Soussi. LA RIOJA : Krupa (6 arrêts) et Aguinagalde (2 arrêts, 1 but) au but. Sanchez-Migallon 4/7 dont 2/2 pen., Montoro 2/3, Kusan 2/4, Castro 0/2, Munoz 5/7 dont 2/2 pen., Chiuffa 3/4 dont 1/2 pen., Garabaya 2/2, Kukic 2/2, Paredes 1/4, Del Arco 3/5, Fernandez 1/2, Caballero, Garciandia 3/6.
MONTPELLIER DEVANT UN BEAU DÉFI. On savait que sauf accident industriel, la place de Montpellier pour la finale de dimanche était acquise. Seule une défaite de 11 buts face aux Espagnols de Nature House la Rioja aurait pu priver le MHB de ce Rendez-vous. Alors, Patrice Canayer en a profité pour faire des réglages dans la déjà belle mécanique héraultaise. Et pour faire ces réglages, rien de mieux qu’une belle et franche opposition capable de vous pousser dans vos retranchements. Et de ce côté-là, les Espagnols ont parfaitement répondu aux attentes du Rhenus. Si on a vu de très jolies choses dans les rangs français, un Michael Guigou toujours aussi précieux et inventif. Un Jean Loup Faustin de plus en plus capable de prendre sur lui la gestion complète du jeu de son groupe. Un Melvyn Richardson dont la fluidité, la vista et la vitesse offensive impressionne déjà au sein de son nouveau club. Un Nikola Portner capable de faire se lever la salle entière par ses arrêts absolument fabuleux. Bref, les forces héraultaises se voyaient comme la troupe de danseuses chargées d’animer les arrêts de jeu. Tout le monde avait les yeux braqués dessus. Mais en face, on oubliait les déboires russes. Tout le monde était beaucoup mieux dans ses baskets, et en premier des gardiens qui enfin avaient quitté leurs habits de plantes d’ornement. Alors même avec toutes ses forces, le MHB a pioché, bataillé, lutté pour arriver à s’imposer dans cette rencontre. Même en ayant constamment l’idée de travailler pour préparer la saison, comme avec ces tentatives de jeu en supériorité pas forcément payantes, Montpellier assurait les choses en finissant le match en trombe avec ses tauliers sur le terrain dont Vid Katvicnik qui n’a pas mis longtemps à retrouver sa place légitime dans tout cela. +5 au final, du boulot propre et surtout un rendez-vous presque pour l’histoire face à Elverum qui se présente. Si le MHB est capable de rester sur le même tempo, alors le 4° triomphe alsacien sera possible malgré toute l’envie des Norvégiens. Faisant du coup de Montpellier le seul recordman des victoires à Strasbourg
François DASRIAUX

 

ELVERUM 24  –  CHAMBERY 23

Rhenus Sport. Mitemps : 1113. 3 624 spectateurs. Arbitres : MM. Christmann et Iltis. CHAMBÉRY : Meyer (10 arrêts) et Genty au but. Traoré, Tritta 0/1, Chazallet, E. Dentz 0/1, B. Gille, Obranovic 0/2, Briffe 1/3, Paturel 3/3, Q. Minel 5/9, Malfondet 9/10 dont 4/5 pen., Melic 0/3, Mindegia 4/6 dont 2/2 pen., Bannour 1/4. ELVERUM : Nergaard (14 arrêts dont 1 pen.), Bakken Oien et Kehri Imsgard au but. Linderud, Thorsteinsson, Orri Jonsson, Borresen 3/5, Mehl 2/4, Lindboe 8/9 dont 3/3 pen., Krag Orsted 1/2, Burud 1/2, Brattvold Ekren 0/2, Poklar 0/1, Fredriken 1/3, Hanisch 2/5, Guliksen 6/10.
Elverum prive le Rhénus d’un Classico en finale ! Après les deux premières journées, (ChambéryZagreb 2524, ElverumZagreb 2828) le constat était simple. Une victoire était indispensable à Elverum pour défier aujourd’hui Montpellier en finale, tout autre résultat aurait signifié une finale francofrançaise. Le suspense a été comme prévu au rendez-vous. Minel en ouvrant la marque donne pour la seule fois du match l’avantage à Chambéry. Elverum réplique très vite et grâce à Guliksen ou Lindboe prend l’une ou l’autre longueur d’avance. L’écart ne dépasse jamais les trois buts, toujours en faveur des Norvégiens (58, 13e’ ; 69, 17e’). Chambéry parvient à égaliser grâce à Malfondet sur pénalty (1010, 22e’), mais s’avère incapable de profiter des nombreuses supériorités numériques en sa faveur. « Voilà un gros axe de travail pour nous » analyse Julien Meyer « Ils nous ont fait souffrir sur leur jeu rapide et ils ont tenu physiquement les soixante minutes ; cela dit n’oublions pas que c’est une équipe de Ligue des champions. » De son côté, Stiven Thorsteinsson le jeune ailier norvégien salue le travail défensif de ses coéquipiers : « On a bien défendu. Comme des lions ! » Résultat des courses : Chambéry ne marque que par Mindegia alors que Lindboe par deux fois et Borresen donnent deux unités d’avance à la pause (1113). Et les lions ont entamé la seconde période comme ils avaient terminé la précédente. Soutenus par une petite trentaine de supporters, les Vikings jouent leurs chances à fond 1316 (34e’), 2023 (52e’) et Chambéry revient à chaque fois. Mindegia a égalisé à 2323 et il reste 59 secondes à jouer quand Mehl inscrit le 2324. Malheureusement pour les coéquipiers de Benjamin Gille, Nergaard (14 arrêts dont un penalty) s’interpose sur le dernier tir de Mindegia. « Nous avons eu un très bon gardien ce soir (hier soir NDLR) et sans lui, je ne sais pas… » admet Thorsteinsson. Côté savoyard Julien Meyer avoue « être déçu de ne pas pouvoir offrir un Classico du hand français en finale ce dimanche. Il nous reste un match à disputer contre Moscou. Un style différent d’Elverum, il nous faudra nous adapter, ça sera un bon match de travail. » Montpellier – Elverum en finale à 17h. Montpellier sera-t-il le premier club quadruple vainqueur de l’EuroTournoi ou Elverum le premier club scandinave à y parvenir ?
Eric SEYLLER


Dimanche 27 Aout 2017

Finale

MONTPELLIER 30  –   ELVERUM 25

Rhenus Sport. Mi-temps : 14-13. 4 225 spectateurs. Arbitres : MM. Dentz et Reibel. MONTPELLIER : Gérard (12 arrêts dont 2 pen.), Savonne (1 arrêt) et Portner au but. Caussé 6/7, Toumi 3/6, Truchanovicius 0/2, Richardson 5/7, Guigou 4/5 dont 2/2 pen., Faustin (photo) 0/3, Kavticnik 3/5 dont 0/2 pen., Bonnefond 0/1, Fabregas 4/6, Afgour 2/2, Bingo, Soussi 3/6. ELVERUM : Nergaard (9 arrêts), Bakken Oien (3 arrêts dont 1 pen.) et Kehri Imsgard au but. Linderud 5/5, Thorsteinsson 0/1, Orri Jonsson, Borresen 1/1, Mehl 1/1, Lindboe 4/6 dont 4/5 pen., Krag Orsted, Burud 4/7, Brattvold Ekren 2/4, Poklar 1/6, Fredriken 2/5, Hanisch 5/7 dont 1/2 pen., Guliksen.
En dominant les Norvégiens d’Elverum, hier en finale, Montpellier, premier vainqueur en 1994 puis en 2010 et 2011, est devenu le premier club à remporter quatre fois l’EuroTournoi.
La finale de ce 24e Euro- Tournoi était inédite, entre Elverum, dont c’était la première participation, et Montpellier. Le nom du vainqueur, lui, n’a en revanche rien d’inédit. « L’EuroTournoi est un peu le symbole du handball français et de sa progression » Le club héraultais, de passage pour la 16e fois à Strasbourg (c’était sa 11e finale), n’a pas laissé passer l’occasion d’ajouter une quatrième étoile à son palmarès. Et de distancer Chambéry, sacré trois fois en Alsace (1999, 2001, 2003). Le niveau de cet EuroTournoi était plutôt homogène, entre six équipes qualifiées pour une Coupe d’Europe cette saison. Mais il y en avait une au-dessus du lot. Après avoir écrasé Moscou jeudi (39-24), maîtrisé Logroño samedi (34-29), le club aux douze titres de champion de France a fait plier Elverum hier (30-25). Les Norvégiens, séduisants jusqu’au bout, ont longtemps tenté de contester la supériorité de Montpellier (14-13 à la pause). Mais il y a tant de talent(s) dans les rangs héraultais, entre la classe de Michaël Guigou, la présence de Vincent Gérard, la virtuosité offensive de Melvyn Richardson, la puissance de Ludovic Fabregas… Dans un Rhenus certes pas comble, mais pas pour autant éteint, les joueurs de Patrice Canayer ont déroulé lors du deuxième acte, pour irrésistiblement décrocher Elverum. Théophile Caussé a multiplié les chevauchées gagnantes, Morten Nergaard et consorts ont alors dû se résigner. « C’était important de bien jouer ici, souligne l’entraîneur montpelliérain. Gagner donne toujours de la confiance, mais au-delà de la victoire, le niveau de jeu est assez bon. Et le point positif, c’est que j’ai vu des attitudes collectives positives. » Montpellier devrait sans aucun doute défendre son titre l’an prochain À moins d’une semaine des trois coups de la saison – au Trophée des Champions à Rouen –, Montpellier gagne et affiche la qualité de jeu qu’on lui connaît. Déjà. Cela promet une saison de D1 passionnante, puisque l’on espère voir Montpelliérains et Nantais, entre autres, titiller le PSG. Mais pensons déjà au prochain EuroTournoi, où l’on espère revoir le lauréat de cette 24e édition. « Nous sommes toujours bien reçus, indique Patrice Canayer. L’organisation, le plateau et l’environnement sont toujours de qualité. Il n’y a aucune raison que l’on ne revienne pas. » Patrice Canayer sera sur le banc montpelliérain, comme il l’était déjà en 1994, pour le premier titre de son club à Strasbourg. « Je mesure la longueur du parcours, sourit-il. J’ai eu la chance de connaître la première édition. L’EuroTournoi est un peu le symbole du handball français et de sa progression. Cela a commencé dans une petite salle pour arriver au Rhenus, avec les plus grandes équipes européennes. L’EuroTournoi a accompagné l’évolution du handball français. » Les dirigeants et les nombreux bénévoles, qui font vivre avec passion le grand rendez-vous alsacien, ne pouvaient imaginer plus bel hommage.
SIMON GIOVANNINI

 

Finale 3-4

CHAMBÉRY 25   –  MOSCOU 22

Rhenus Sport. Mi-temps : 11-11. Arbitres : Bounouara et Sami. CHAMBÉRY : Genty (5 arrêts) et Meyer (5 arrêts) au but. Traoré 3/5, Tritta 1/3, Chazallet 2/2, E. Dentz, B. Gille, Obranovic 1/1, R. Briffe 6/7, Paturel 5/7, Q. Minel 3/8, Malfondet 2/3 dont 2/2 pen., Melic 0/2, Mindegia 0/2, Bannour 2/8. MOSCOU : Pavlenko (13 arrêts), Stelmakh et Grushko au but. Bolotin, Santalov 6/10, Dzemin, Kornev 1/2, K. Kotov 2/4, Andreev 3/3, Sharkov, Kuretkov 4/4 dont 2/2 pen., A. Kotov 1/2, Ostashchenko 2/3, Karlov 1/4, Vasilev 0/1, Furstev 2/4, Prokopyev.

 

Finale 5-6

LA RIOJA 33   –  ZAGREB 24

Rhenus Sport. Mi-temps : 16-11. Arbitres : MM. Christmann et Iltis. LA RIOJA : Aguinagalde (7 arrêts) et Krupa (6 arrêts) au but. Sanchez- Migallon 2/2, Montoro, Kusan 2/2, Castro 2/3 dont 1/1 pen., Munoz 4/6 dont 2/2 pen., Chiuffa 6/9 dont 2/2 pen., Garabaya 2/3, Kukic 1/2, Paredes 2/4, Del Arco 0/2, Fernandez 4/5, Caballero 2/2, Garciandia 6/9. ZAGREB : Kastelic (7 arrêts), Skok (2 arrêts) et Jovic au but. Eres, Kontrec 1/1, Vori 4/4, Markovic 0/4, Horvat 4/6 dont 3/3 pen., Susnja 0/1, J. Valcic, T. Valcic, Mandalinic 4/13, Ravnic 1/2, Hrstic 2/2, Vuglac 6/10, Pavlovic 2/4.

 

DE BONS SOUVENIRS

Il n’est pas imaginable de débuter cette 24ème édition de l’EuroTournoi sans une pensée amicale et affectueuse pour Vincent Narducci, celui qui a animé jusqu’en 2000 l’équipe fondatrice de l’EuroTournoi. Il l’a fait avec passion et n’a manqué aucune édition notamment aux côtés de l’équipe de Montpellier qu’il avait rejoint après s’être rapproché des bords de la méditerranée. L’an passé, il n’aura pu assister à l’EuroTournoi, victime d’un malaise fatal lors d’une sortie à vélo…mais il aura attendu la fin du tournoi pour nous quitter. Nous avons évidement un pensée pour sa famille et tout particulièrement pour Josiane son épouse que nous embrassons bien fort. La roue tourne assurant la pérennité du travail déjà accompli. 2017 nous permet de retrouver les meilleurs clubs qui nous ramèneront vers le goût du sport de haut niveau et le plaisir de la compétition.
CC

(Edito de l’EuroMag N°84 du Jeudi 24 Aout 2017)

ELVERUM, UN VENT DE FRAÎCHEUR

Christophe Celeny, le directeur de l’EuroTournoi, a apprécié le vent de fraîcheur qu’a fait souffler Elverum. « Ça donne envie de faire découvrir d’autres équipes. » En l’absence du PSG, le Rhenus n’a malheureusement pas fait le plein, avec 13 823 spectateurs sur les quatre jours. « Le public a été tellement gâté lors des dernières éditions… », sourit Christophe Celeny. Avec Paris, Veszprém, Skopje – des équipes labellisées Final Four de la Ligue des champions –, l’EuroTournoi était arrivé « au sommet en termes de niveau sportif ». Cette édition 2017 n’en était pas pour autant moins intéressante. La bonne nouvelle, c’est que l’on reverra très vite les cadors européens au Rhenus. « Il y a de plus en plus de concurrence, mais on va continuer à faire de l’EuroTournoi le meilleur tournoi en Europe. » Vivement 2018 !
S.G. (DNA)