2000

Cette édition 2000 marque un véritable tournant dans l’histoire de l’EuroTournoi puisque à la suite d’une promesse de Daniel Costantini, parrain officiel de l’ET depuis toujours, l’équipe de France est venue préparer les JO de Sydney en Alsace. De plus la Fédération Française de Handball (FFHB) a invité ses adversaires et soulagé les organisateurs du traditionnel “casse tête” de la formation du plateau. C’est ainsi que l’Allemagne, le Portugal et surtout la grande équipe de Russie des années 90, donnent la réplique aux français. Ces mêmes russes obtiendront leur troisième titre olympique quelques semaines plus tard en Australie après avoir annoncé la couleur en remportant le 7ème EuroTournoi.
La formule change forcément en cette année olympique puisqu’il est question cette fois ci d’une seule poule de 4 équipe en formule “championnat” où chaque équipe rencontre l’autre. Toutes les rencontres se déroulant aux Malteries à Schiltigheim.
Cette édition marque également la fin d’un cycle puisque son président fondateur Vincent Narducci, ayant pris sa retraite professionnelle, quitte son poste pour aller s’installer dans la Var. C’est Christian Cugney qui le remplace.

  • Le joueur sur l’affiche est Christian Gaudin de l’équipe de France
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C’est la Russie, future championne olympique, qui se classe première devant l’Allemagne, la France et le Portugal

Meilleur joueur : Aleg Khodkov (Russie)
Meilleur gardien : Carlos Ferreira (Portugal)
Mielleur buteur : Eduardho Coehlo (Portugal) 17 buts

 


Les matchs en détail

Mercredi 30 Aout 2000

France 30  –  Portugal 16

Salle des Malteries à Schiltigheim. Mi-temps : 16-8. 1 500 spectateurs environ. Arbitrage de MM. Klucso et Lekrinszy (Hongrie). Sortis pour deux minutes : G. Gille (26e), Girault (28e), Burdet (41e) et Dinart (57e) pour la France ; Andorhino (26e), Tchikoulaev (28e et 57e), T. Silva (29e), Tavares (39e) et Gomes (47e) pour le Portugal. FRANCE : Gaudin (1ere-30e, 6 arrêts) et Martini (31e-60e, 10 arrêts). Dinart 1, Burdet 2, G. Gille, B. Gille 7, Kervadec 1, Anquetil 2 pen., Golic 2, Girault 3, Wiltberger 3, Joulin 3, Richardson, Cazal 6. PORTUGAL : Morgado (1ere-30e, 8 arrêts dont 1 pen), Ferreira (31e-60e, 9 arrêts), Galambas 1, Andorhino 3 (1 pen), T. Silva 1, Coelho 4 (3 pen), Costa 1, Araujo, Povoas 1, Tavares 1, Gomes 2, Vieira 2, Lopes, Tchikoulaev, R. Silva.
Ayant à coeur de bien faire pour son dernier tournoi dans l’Hexagone avant de s’envoler pour les antipodes, la France n’a pas raté son entrée dans l’EuroTournoi. S’appuyant en effet, sur une défense très efficace, les Bleus ont poussé l’attaque adverse à la faute. Les Portugais menèrent bien 1-3 à la 5e mais Cazal sortait l’artillerie lourde et avec 6 buts sur autant de tirs, s’avérait le principal buteur sur jeu placé. Bertrand Gille de son côté s’occupait de la finition des contre-attaques, enfin Marc Wiltberger montrait son art en inscrivant le 7-5 sur une chabala. Ces trois joueurs furent les plus en vue de ce début de match puisqu’ils se partagèrent les 10 premiers buts français. Kiki Gaudin gardait son but inviolé de la 16e à la 27e minute, ses coéquipiers firent grimper le score de 8-6 à 14-7 durant la même période puis 16-8 à la mi-temps. Les Tricolores sur leur lancée voulurent enfoncer le clou dès la reprise. Mais un peu de précipitation et de déconcentration amenèrent les Français à vendanger quelques occasions pour reprendre l’expression de Daniel Costantini après le match. Malgré cela l’écart ne descendait pas sous les six buts (20-14, 43©). Il est vrai que Bruno Martini faisait bonne garde dans la cage. Andorhino et Coelho étant les seuls Portugais à vraiment tirer leur épingle du jeu à l’attaque. Tout revenait cependant rapidement dans l’ordre: les Bleus terminaient à 30-16 grâce notamment à Joulin et l’inévitable Bertrand Gille. Bobo terminant avec un joli 6/7.

 

Allemagne 25   –   Russie 25

Salle des Malteries à Schiltigheim 2 000 spectateurs environ. Arbitrage de MM. Garcia et Moreno. Mi-temps 12-13. ALLEMAGNE : Holpert (1ere-30e, 5 arrêts) et Fritz (31e- 60e, 7 arrêts). Bezdicek 1, von Behren 3, Wenta 2, Immel, Schwartzer 4, Petersen 1, Zerbe 3, Baur, Lakenmacher 4, Roos 5, Kunze, Kehrmann 2. RUSSIE : A. Lavrov (1ere- 30e, 5 arrêts) et Soukosian (31e-60e, 5 arrêts) aux buts. I. Lavrov, Koulintchenko 2, Kokcharov 3 (1 pen), Krivochlykov 2, Voronine, Toutchkine 4, Koudinov 2, Kouselev 1, Torgovanov 8, Khodkov 1, Rastvortsev, Pogorelov, Fillipov 2.
Après l’amuse-gueule franco-portugais vint le GROS match de la soirée. L’Allemagne et la Russie sont deux des postulants à une médaille olympique et sont composées de joueurs se connaissant parfaitement puisque onze Russes évoluent en Bundesliga. Les deux équipes firent jeu égal durant toute la première mi-temps: 2-2 (4e), 4-4 (6e), 7-7 (16e), 9-9, 10-10 (24e) et 12-12 (29e) pour ce qui sera la dernière égalité de ces trente minutes. L’écart n’excéda jamais les deux buts et l’équipe à la traîne parvint à chaque fois à combler ce handicap. Kokgharov sur pénalty donnait un but d’avance à ses couleurs à la pause (12-13). Torgovanov (4) côté russe et Lakenmacher (3) pour les Allemands étaient les buteurs les plus prolifiques. Aidés par une défense intraitable, les joueurs d’outre- Rhin portèrent pour la première fois l’écart à 3 puis 4 buts (21-17, 45e). Bernd Roos (5 buts au total) faisait son festival sur l’aile droite allemande alors que les Russes, souvent à la limite du refus de jeu, ne marquaient plus entre les 39e et 45e minutes. C’est Krivochlykos qui battait enfin un Fritz impérial. Connaissant des pertes de balles inhabituelles pour eux, les coéquipiers d’Andreï Lavrov laissèrent leurs adversaires prendre un avantage désormais conséquent: 25-19 (54e). Un avantage pourtant insuffisant…Mais en tant que vice-champions du monde en titre ils ont un standing à défendre. C’est justement la défense qui fut à la base du retour russe. Leur 0-6 culmine à 2 mètres et a transformé la cage de Soukossian en forteresse inexpugnable. Les Allemands ne marquèrent plus rien. Torgovanov (8 buts au total sur 8 tirs…) signait l’égalisation à quelques dizaines de secondes de la fin…

 


Jeudi 31 Aout 2000

FRANCE 19   –   ALLEMAGNE 21

Salle des Malteries à Schiltigheim. Mi-temps ; 2 000 spectateurs environ. Arbitrage de MMme†. Maric et Gardinovacki (Yougoslavie). Sortis pour deux minutes : pour la France ; pour l’Allemagne. FRANCE : Gaudin (1re – 30e’, 2 arrêts) et Martini (31e – 60e, 6 arrêts, dont 1 pen.) aux buts. Fernandez 1, Burdet 2, Dinart 1, G. Gille 3, Kervadec 2, Anquetil 1, Golic 2, dont 1 pen., Girault, Wiltberger, Joulin 4 dont 1 pen., Richardson 2, Cazal 1. ALLEMAGNE : Holpert (1e – 60e , 11 arrêts) et Fritz aux buts. Bezdicek, von Behren 2, Wenta 3, Immel, Schwarzer, Petersen, Zerbe, Baur 2, Lakenmacher 2, Roos 3 dont 1 pen., Kunze 6, Kehrmann 3.
DÉCEPTION FRANÇAISE
Après l’apéritif portugais, la France passait au plat de résistance en rencontrant les Allemands. Dès l’entame on vit que la défense germanique allait être bien indigeste pour des Bleus privés de Bertrand Gille, blessé au mollet. Les défenses prenaient le pas sur les attaques et le premier but du match n’était marqué qu’à la 4e minute par Petersen. C’est GrégoryAnquetil qui plaçait le premier tir victorieux des Français (1-2, 11e). De nombreuses passes approximatives et de mésententes en attaque empêchèrent les hommes de Daniel Costantini de faire la jonction au score. Bernd Roos continuait sur la lancée du match contre les Russes et Jan Holpert fermait la porte de ses cages. Guillaume Gille sonnait bien le réveil français mais les Allemands par Wenta et Lakenmacher, ce dernier sur kungfu, se gardaient un avantage conséquent à la pause: 6-11. En début de seconde période, les Français semblèrent dans de meilleures dispositions. Malheureusement, ils eurent à plusieurs reprises des balles de -2, voire de -1 (55e). Holpert, la barre transversale et quelques décisions arbitrales en décidèrent autrement. Les Bleus avaient les armes pour revenir mais ne surent pas les exploiter. Bruno Martini eut beau arrêter un penalty de Roos, l’attaque qui suivit ne donna rien. Kunze (5 buts en 2e mi-temps) gardait les Français à distance (19-21, score final). Daniel Costantini s’avouait très déçu après le match: “Je n’arrive pas à le tri. je ne sais pas si c’est psychologiquement qu’on a pêché ou dans le domaine technico-tactique. Il y a des questions à se poser face à ces carences endémiques.” Il reste un match dans cet EuroTournoi pour se reprendre: Le dessert face à la Russie samedi.

 

RUSSIE 28   –   PORTUGAL 23

Salle des Malteries à Schiltigheim. Mi-temps 15-13. Arbitrage de MM. Kalin et Koric (Slovénie). RUSSIE : A. Lavrov (30 minutes, 3 arrêts), Soukossian (5 arrêts dont 1 pen,) et Chtchevelev (8 minutes, 3 arrêts) aux buts. I. Lavrov 2, Koulintchenko 3, Kokgharov 4 pen, Krivochlikov 2, Voronine 4, Toutchkine, Koudinov 2, Kouzelev, Torgovanov 4, Khodkov 3, Rastvortsev 2, Gorpichine, Filippov 2. PORTUGAL : Morgado (30 minutes, 3 arrêts) et Ferreira (30 minutes, 9 arrêts) aux buts. Galambas 1, Andorhino 8, T. Silva, Coelho 7, Costa 3, Araujo, Tavares, Gomes 2, Vieira, Lopes 1, Tchikoulaev, R. Silva 1.
Les Russes, comme à leur habitude, se sont contentés de gérer, hier soir, face à une équipe portugaise qui n’avait pas pesé bien lourd, la veille, contre la France. Les Lusitaniens débutèrent pourtant au mieux la rencontre (1-4 à la 5e) avant que Koulintchenko et Kokgharov n’entrent en action, les Russes prenant l’avantage au terme du premier quart d’heure de jeu (6-5). Les Portugais repassaient en tête, pour la dernière fois du match, à la 25e (11-12) mais la Russie disposait d’arguments autrement plus frappants que la formation de Javier Cuesta. Et elle n’allait pas tarder à le prouver, même si elle ne comptait que deux buts d’avance à la pause (15-13). La deuxième période allait, en effet, être d’un tout autre calibre. Les Russes, dominateurs, creusaient régulièrement l’écart, le temps mort demandé par l’entraîneur portugais n’y faisant rien (21-15 à la 37e). Le reste tient de l’anecdote malgré un dernier baroud d’honneur signé Carlos Ferreira et Andorhino (8 buts). Pas suffisant cependant pour contester la supériorité russe

 


Samedi 2 Septembre 2000

Allemagne 23   –  Portugal 24

Salle des Malteries à Schiltigheim. Mi-temps : 13-11. 2 000 spectateurs environ. Arbitrage de MM. Klucso et Lekrinsky (Hongrie). Sortis pour deux minutes : Von Behren (14e, 36e), Bezdicek (15e), Kretzschmar (57e), Schwarzer (58e) et collectif (59e) pour l’Allemagne ; Costa (9e, 28e), Lopes (39e, 50e), Gomes (41e, 58e) pour le Portugal. ALLEMAGNE : Holpert (56e à 60e, 2 arrêts) et Fritz (1ere à 56e, 7 arrêts) aux buts. Bezdicek, von Behren 2, Wenta 3, Kretschmar 2, Immel 1, Schwarzer , Petersen 1, Zerbe , Baur 4 (dont 2 pén.), Lakenmacher 5, Roos 5 (dont 3 pén.), Kunze , Stephan , Kehrmann . PORTUGAL : Morgado (1ere à 30e, 9 arrêts) et Ferreira (31e à 60e, 7 arrêts) aux buts. Galambas 3, Andorhino 4, T. Silva , Coehlo 6 (dont 3 pén.), Costa 4, Araujo , Tavares , Gomes 5, Vieira , Lopes , Tchikoulaev 2, R. Silva.
La surprise portugaise Défait successivement par la France (30-14) puis la Russie (28-23), le Portugal a crée la sensation en battant l’Allemagne hier après-midi (24-23) dans un gymnase des Malteries entièrement acquis à sa cause. Avant que la France et la Russie n’entrent en action pour ce qui allait être la finale de l’EuroTournoi, l’Allemagne se frottait au Portugal, première place en jeu. Alignant Kreschmar et Stefan, absents jusque là, les Allemands affichaient leurs intentions d’entrée. Mais le Portugal, comme à son habitude, entamait la rencontre à cent à l’heure. La différence avec les jours précédants, c’est qu’ils n’allaient, hier, pas lâcher prise au fil des minutes. Même menés de deux buts à la pause (5-5, 8-8, 10-10 mais 13-11), les Portugais semblaient à même de créer la surprise. Et ils allaient le montrer d’entrée de seconde période. Emmenés par Andorhino, Coehlo et Gomes (15 buts eux trois), ils tenaient tête aux Allemands, passant devant à huit minutes de la fin (19-20). Le Allemands, en infériorité numérique pendant les trois dernières minutes (sur quelques bévues du banc plus qu’en raison d’une agressivité non maîtrisée) n’allaient plus inverse la tendance.

 

France 23   –  Russie 26

Salle des Malteries à Schiltigheim. Mi-temps 10-12. 2 000 spectateurs. Arbitrage de MM. Kalin et Koric. Sortis pour deux minutes : Kervadec (48e) pour la France ; Kokcharov (1ere) et Pogorelov (23e) pour la Russie. FRANCE : Gaudin (1ere-30e, 6 arrêts dont 1 pen) et Martini (31e-60e, 8 arrêts) aux buts. Fernandez 4, Dinart, Burdet 1, B. Gille 4, Kervadec 3, Anquetil 2, Golic 5 (3 pen), Girault, Wiltberger, Joulin, Richardson 3, Cazal 1. RUSSIE : Chtchevelev, A. Lavrov (tout le match, 13 arrêts) et Soukossian aux buts. Rastvortsev, Filippov, Gorpichine, Khodkov 9, Kockcharov 8 (2 pen), Koudinov, Koulintchenko 2, Kouzelev 1, Krivochlykov, I. Lavrov, Pogorelov 1, Torgovanov 2, Toutchkine 1, Voronine 2
La Russie s’est adjugée, hier au gymnase des Malteries à Schiltigheim, le 7e EuroTournoi de Strasbourg. Plus solides, plus complets et mieux inspirés, Andrej Lavrov et les siens ont montré à l’équipe de France que leur statut de favori à Sydney n’était pas usurpé. On a pratiquement tout dit, et tout écrit, sur Andrej Lavrov, le plus français des Russes. Lavrov la pieuvre, le tentaculaire Lavrov. Le mythique gardien de l’équipe d’URSS, de la CEI puis, aujourd’hui, de la Russie, le double champion du monde et le double champion olympique, a pratiquement tout gagné. On a tout dit sur ce garçon là et il fait pourtant encore et toujours parler de lui. Hier, face à une équipe de France autrement plus séduisante que devant l’Allemagne, Andrej le grand a frappé une fois de plus. Et dire qu’il n’a toujours pas trouvé de club cette saison !
La parole aux défenses
On l’a compris, Andrej Lavrov a fait le malheur de la formation tricolore hier soir. Chef de file d’une équipe russe impressionnante de puissance et d’intelligence, l’ancien coéquipier de Philippe Schaaf à Livry-Gargan puis à Niederwurzbach a passé son temps à écoeurer les tireurs français. Ces derniers avaient pourtant entamé ce match comme on l’espérait, deux jours après leur toute petite sortie face à l’Allemagne. Appliqués, volontaires et, sans doute, aussi, piqués au vif, les Tricolores firent ainsi la course en tête durant 20 minutes (5-5). Dans un match tout tourné vers la défense, Didier Dinart et les siens avaient alors fait jeu égal avec les Russes. C’était solide contre solide…
Khodkov en chaleur
Lavrov y mit alors du sien et les Russes, auquel il ne faut décidément ne faire aucun cadeau, placèrent un 0-3 qui laissa les Français à deux buts (7-9 puis 10-12 à a pause). Jamais ceux-ci n’allaient s’en remettre. En panne d’arrières (en 45 minutes, ils n’inscrivirent qu’un seul et tout petit but à mi-distance), Greg Anquetil et les siens allaient bien se redonner un peu d’espoir d’entrée de seconde mi-temps (11-12). Le travail de sape entamé par les Russes depuis un peu plus de 30 minutes allait cependant leur être fatal. D’autant que Aleg Khodkov s’était mis en tête de prouver qu’il était beaucoup mieux qu’une doublure de Vassili Koudinov. Au bout du compte, un 9 sur 10 pour le joueur de Gummersbach et les yeux pour pleurer pour une formation tricolore dépassée par la technique russe (11-16 à la 38e).
Sursaut d’orgueil
Lorsque Fernandez se décida, enfin, à prendre ses responsabilités, le superbe public des Malteries se remit à y croire (17-22 mais 20-23 à la 55e), Martini se hissant au niveau du vis-à-vis que l’on sait… Mais à trop courir après le score, à trop tenter face à une formation russe récitant sa leçon à la perfection, les Français allaient à nouveau s’exposer. Et malgré un dernier rapproché à 22-24 à un peu moins de deux minutes du terme, ils devaient s’avouer vaincus. Face à plus fort, plus complet et, visiblement, plus en confiance. Deux jours après le couac allemand, l’équipe de Daniel Costantini s’est ainsi inclinée une seconde fois dans cet EuroTournoi. Elle a cependant quelque peu rassuré ses supporteurs. Elle a, au moins, montré qu’elle pouvait tenir la route face aux tous meilleurs. Reste à le prouver, dans 15 jours, à Sydney..

IL SONT SIX À STRASBOURG : Six des quinze joueurs de l’équipe de France sont arrivés samedi après midi, Wiltberger, Richardson, Cazal, les frères Gille et Girault. Le staff technique est également sur place et tout ce beau monde a dégusté une tarte flambée dans un village de la région strasbourgeoise. Comme à son habitude, une sorte de pelerinage quoi…
BEAU MONDE : L’IHF, la fédération internationale de handball sera représentée en force à quelques jours des jeux olympique puisque outre Raymond Hahn son alsacien de secrétaire général de nombreux responsable de cette vénérable institution seront présents à Strasbourg. De même que Hassan Mustapha le président des fédérations Egyptienne et africaine, invité par l’IHF.
MÉCONTENTS : Daniel Costantini, l’entraîneur national, et Philippe Bana, le DTN, ne sont pas très satisfaits de l’obligation faite aux Montpelliérains d’aller disputer deux matchs amicaux avec leur club en pleine préparation olympique, et surtout, juste avant la publication de la liste définitive des 15 joueurs retenus pour Sydney. Un risque de blessure este en effet toujours possible.
PAPA : Un absent de marque au moment du retour des bleus à Vittel pour leur 2eme stage, Didier Dinart. Le pilier de la défense tricolore avait quelques bonnes raisons de ne pas être au rendez-vous. Madame a en effet mis au monde une petite Devon- Gabrielle mercredi dernier. Le Montpelliérain a donc obtenu deux jours de congés supplémentaires pour profiter de l’événement et habituer sa fille à un papa qu’elle ne verra pas souvent ces prochains temps. Quant aux mensurations, les 48cm et 3 kilos font penser qu’elle tient plus de la maman…Félicitations à toute la famille.

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